La représentation de Marie-Madeleine en peinture

avril 19, 2012 § Poster un commentaire

Marie-Madeleine est un personnage biblique qui fascine depuis bien longtemps. Elle est décrite de façons différentes, mais ce qui revient sans cesse est sa magnifique chevelure rousse.

Pourquoi est-elle rousse ? Pour la simple et bonne raison que la rousseur chez une femme est un symbole de passion, de fougue, d’érotisme. Ce site internet crée par l’Association Gnostique d’Études Anthropologiques, Culturelles et Scientifiques (AGEAC), explique de façon très claire et concise la vie de Marie-Madeleine. Grâce à cela, nous apprenons qu’elle apparait dans la Bible en l’an 25. Or, il n’est nullement dit qu’elle possédait une crinière rousse. Le seul moment où l’on parle de sa chevelure est le suivant :

Jean 11:2 C’était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade.
Jean 12:3 Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

La rousseur de Marie-Madeleine est donc une iconographie purement volontaire. Rappelons nous de notre article sur la femme rousse, on se souvient que la femme est perçue comme un objet de convoitise. Mais cela depuis toujours. La femme a toujours été perçue comme un être faible, chétif, qui ne doit obéir qu’à l’homme. La couleur rousse fait référence de façon très claire aux pulsions sexuelles, et beaucoup de prostituées sont représentées rousse. Quoi de plus normal alors qu’une Marie-Madeleine rousse ?

En effet, Marie-Madeleine fait depuis longtemps l’objet de plusieurs théories, entre autre : la relation ambiguë qu’elle aurait peut être eue avec Jésus. La rousseur de ses cheveux lui va donc à merveille, car cette couleur reflète parfaitement le côté mystérieux qui plane autour de ce personnage biblique.

Marie-Madeleine dans la Grotte
Jules Lefebvre
1876
Musée de l’Hermitage, Saint-Petersbourg

Lorsque l’on regarde avec attention cette oeuvre, on ne peut que voir la chevelure flamboyante de Marie-Madeleine. Ses cheveux semblent presque couler le long de son corps ainsi que sur la surface du rocher, et cela ne fait que renforcer la sensualité de l’oeuvre. La pose du personnage, pleine de grâce, souligne l’aspect naïf de cette femme, complètement nue, qui semble presque s’offrir à nous. Encore, si l’on regarde la fameuse huile sur toile du Caravage de 1606, Marie-Madeleine en extase, on retrouve également cette chevelure flamboyante, et cette aspect « lascif ».

En conclusion, la rousseur de Marie-Madeleine est un attribut fort de sens, et l’on comprend pourquoi ce personnage biblique ne pouvait pas ne pas être roux.

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