Jean-Jacques Henner, un peintre qui savait apprécier les rousses

avril 13, 2012 § 2 Commentaires

« On plaît aux femmes par un mot, ou on leur déplaît pour toute la vie. C’est le premier mot prononcé qui décide de tout. »

Jean Jacques Henner, 18 novembre 1884

Jean Jacques Henner est un peintre de la seconde moitié du XIXème siècle, qui suivra une carrière officielle, grâce notamment à l’obtention du prix de Rome en 1858 et à un séjour de cinq ans à la Villa Médicis. Cependant, bien que reconnu de son vivant, son oeuvre peut remettre en cause un parcours purement académique comme l’explique le site du musée national Jean Jacques Henner, dont la directrice de publication est Marie Hélène Lavallée, Conservateur général du Patrimoine, et directrice du musée.

L’exemple du peintre Jean-Jacques Henner pour ce qui est de la représentation de la volupté de la femme rousse me semble tout choisi. En effet ce peintre semble louer la rousseur chez la femme, dont on retrouve une représentation récurrente.

On a une exaltation de la beauté rousse dans toute son oeuvre, et au-delà de la rousseur, de la longue chevelure féminine. Le blog Jean Jacques Henner Intimepropose d’ailleurs parmi plusieurs billets très intéressants celui « Henner et les femmes, les chevelures d’Henner ». De plus, y est mis en lien l’interprétation offerte par le blog wordpress Je veux une rousse de La dormeuse (voir ci- dessous), de Jean-Jacques Henner, ce qui permet d’asseoir le sérieux de l’analyse offerte par cette blogueuse amatrice. Les textes du blog Henner intime sont rédigés par Diane Drubay, experte en communication muséale et culturelle en ligne et nouveaux médias (jolie rousse!) sauf indications contraires, avec l’aide de Claire Bessède (conservateur du Patrimoine au musée national Jean-Jacques Henner).

Si beaucoup de ces figures féminines sont rousses, c’est parce qu’elles sont liées à la figure de Juan Armani, peintre italienne à la chevelure rousse qui admirait beaucoup le peintre et pour qui elle posa. Le blog J-J Henner relate des anecdotes quant à sa personne. Mais on ne peut restreindre sa « lubie » de la rousseur au simple fait qu’il eut un jour un modèle qui était une femme rousse. En effet il me parait intéressant d’évoquer un autre tableau de J-J Henner qui révèle une véritable passion pour la rousseur: celui de la Chaste Suzanne.

Image

Jean-Jacques Henner, La chaste Suzanne, 1864, Huile sur toile, 185×130 cm, Paris, Musée d’Orsay

Ainsi, la nudité de Suzanne frappe ici parce qu’elle est mise en opposition avec la chaleur du drap rouge orangée qui vient rehausser cette chair pâle. Ici, bien que Suzanne soit brune, cette prédominance du drap ne peut que nous rappeler les multiples tableaux d’Henner où il se plaît à représenter la rousseur; ce drap semble presque faire échos aux longues chevelures comme celle de La dormeuse par exemple, ou encore de Rêveries, disponible sur notre flickr.

Jean Jacques Henner est donc un apôtre de la rousseur, dont il se sert pour rehausser ses modèles aux allures de statues antiques, respectant les codes académiques d’une beauté idéale. La rousseur donne vie à ses femmes, en reflétant chez elles un aspect érotique.

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